Sylvain Seguin, le vice-président exécutif de Réseau Fix Canada.

Demeurer résilient

Alors que l’industrie du marché secondaire se remet en marche, Sylvain Séguin se penche sur les bons et les mauvais coups de 2021 et fait part de son optimisme pour 2022.

Si 2021 avait été une année normale, les acteurs du marché secondaire seraient au stade d’effectuer un retour sur les connaissances acquises lors de l’événement SEMA qui a eu lieu à Las Vegas le mois dernier. Il s’agit d’un événement annuel important dont plusieurs profitent pour réseauter et rattraper le temps perdu avec des collègues de l’industrie.

Malheureusement, nous arrivons à la fin d’une année qui s’est révélée être tout sauf normale. Les restrictions entourant la COVID-19 ont forcé les propriétaires d’ateliers canadiens à participer virtuellement à l’événement. Néanmoins, les quatre jours de Sema ont offert aux participants une plateforme qui leur a permis de prendre du recul et considérer comment la pandémie a affecté l’industrie. Ils ont également pu examiner la nouvelle réalité de l’industrie et réfléchir à comment y trouver du succès dans les prochains mois.

En tant que participant régulier, j’ai toujours profité de SEMA pour en apprendre plus sur les nouvelles tendances qui auront un impact sur nos entreprises et pour partager les développements et les changements excitants qui se dessinent chez Réseau Fix. En tant qu’organisation, nous avons énormément grandi au cours des quatre dernières années et nous avons fait notre entrée sur des marchés que nous ne croyions pas pouvoir explorer auparavant.

Alors que l’industrie du marché secondaire a démontré une résilience remarquable et une adaptabilité exemplaire, je dois admettre que l’imprévisibilité entourant la pandémie a tout de même affecté nos plans, mais pas notre conviction. Pendant cette période critique, le marché secondaire de l’automobile a été désigné comme un service essentiel. Nous avons appris à penser et à réagir rapidement et à collaborer les uns avec les autres pour éviter les effets négatifs sur nos partenaires franchisés et nos clients.

Il y a plusieurs raisons d’être optimistes à propos de l’année 2021. Depuis le début de la pandémie, il y a déjà deux ans, nos franchisés ont investi leur temps et leurs efforts pour maximiser les apprentissages de leurs techniciens. Nos centres de formation au Canada ont vu une plus grande demande pour de formations de la part de nos partenaires franchisés afin d’enseigner à leurs personnels comment effectuer des réparations sur les véhicules les plus modernes. Avec un mélange d’apprentissages virtuels et présentiels, nous assurons que nos techniciens sont au sommet de leur art.

Simultanément, nous travaillons encore plus étroitement avec l’Association des industries de l’automobile (AIA) et avec I-CAR pour assurer que nos partenaires soient adéquatement accrédités, tout en maintenant et en fortifiant nos relations avec les fabricants pour mieux comprendre les formations et certifications selon les standards des fabricants.

En prenant du recul et en réexaminant l’année 2021, je crois que le marché secondaire, en général, s’est très rapidement adapté aux innovations technologiques qui émergent dans le secteur automobile. Nous avons rapidement adopté les nouvelles technologies telles que les systèmes avancés d’aide à la conduite et celles relatives aux véhicules électriques qui deviennent de plus en plus populaires au Canada. Nous avons également offert des formations aux propriétaires et aux gestionnaires d’ateliers ainsi qu’à la majorité des partenaires d’assurance canadiens.

Bien que les véhicules électriques prennent du temps à atteindre la parité avec les voitures à combustion en termes de vente, ils continueront de représenter des questions et des opportunités intéressantes pour l’industrie. Le défi pour tous sera d’être adéquatement préparés pour effectuer des réparations sur ce type de véhicules. En cas de collision, les voitures électriques requièrent des approches différentes.

Comme pour les véhicules à essence, nous priorisons la sécurité de nos clients et leurs passagers lorsque nous réparons des voitures électriques. Nous avons rapidement identifié les besoins de nos partenaires dans ce domaine et avons entamé leurs formations le plus rapidement possible. La réparation et l’entretien des véhicules électriques sont ainsi devenus des éléments très populaires à notre cheminement de formations.

Un des défis auxquels fera face le marché secondaire canadien, en temps de pandémie ou non, est la pénurie de main-d’œuvre talentueuse. Plusieurs jeunes sont hésitants par rapport aux bénéfices d’une carrière dans le monde des ateliers de carrosserie. Nous devons leur faire comprendre que le marché secondaire offre une panoplie d’opportunités aux personnes à la recherche d’une carrière. En tant que manufacturiers, techniciens, assureurs ou fournisseurs, tous pourront trouver le poste qui leur convient.

J’aimerais rassurer ces personnes en utilisant comme exemple mes propres débuts dans le marché secondaire. J’ai commencé ma carrière comme technicien dans un atelier de peinture au Québec pendant que j’étais adolescent et que j’étais déterminé à tout apprendre sur l’industrie. J’ai ensuite été recruté par un manufacturier de peinture avec lequel j’ai passé les 15 prochaines années. J’ai appris tous les aspects de l’entreprise. Les ventes, l’approvisionnement, la planification, la distribution, la gestion et le leadership, j’ai touché à tout. Plusieurs années plus tard, je suis maintenant à la tête des opérations canadiennes d’une entreprise qui croît rapidement et qui possède un grand leader dans marché secondaire. Je suis convaincu qu’avec de la détermination, vous aussi pourrez avoir une carrière remarquable dans l’industrie.

Pendant la dernière année, par défis personnels, j’ai pris contact avec des entrepreneurs, des corps gouvernementaux, des écoles professionnelles et des organisations communautaires pour explorer des façons d’encourager les prochaines générations à considérer des carrières dans le marché secondaire. Nous travaillons avec des organisations et mettons sur pieds de nombreuses initiatives pour remédier à la pénurie de main-d’œuvre au pays. Je suis sûr que nos efforts seront fructueux.

Alors que le pays revient lentement à la normale et beaucoup plus de véhicules retournent sur la route, je suis certain que le marché secondaire continuera d’innover pendant l’année à venir, profitant des leçons apprises pendant la pandémie et demeurons à l’affût de tous les nouveaux développements. La clé est de continuer à faire ce que nous faisons de mieux.

 

Sylvain Seguin est le vice-président exécutif de Réseau Fix Canada.